En analysant scientifiquement les courbes de vitesse des coureurs, on pourrait fluidifier leur passage pour qu’ils n’arrivent pas en grappes aux points d’eau ou à l’arrivée, et aussi déterminer où le ravitaillement serait le plus judicieux.
L’idée vient de Karim Bourahla, doctorant au département d’informatique de l’Université de Fribourg (DIUF). Il a axé son étude sur la populaire course des 20 km de Lausanne qui s’est courue le 25 avril. Sa source d’informations ? Le GPS, qu’utilisent de plus en plus les coureurs. « Soixante-trois participants ont répondu à l’appel, explique M. Bourahla. Ils ont utilisé surtout des Garmin et 10% d’iPhone, de Polar ou de Nokia. Aux premières analyses, nous constatons, par exemple, qu’à 800 mètres de l’arrivée, tout le monde accélère ! Seul le GPS peut nous donner ce type d’info. Après analyse détaillée, nous pourrons dresser un profil physiologique de la majorité des participants. Le but est d’améliorer le confort et la sécurité. C’est important pour une course populaire où les gens ont des besoins différents. Ce genre de modèle pourrait, par la suite, s’appliquer à d’autres situations, comme le trafic d’autos dans une ville ou sur une autoroute. »
PDF extrait du "Matin Dimanche" du 3 mai 2009