Steam Bot a gagné le 6e concours de robotique à l’Université de Pérolles. Une édition qui, malgré le succès, pourrait être la dernière.
C’est un petit tour de roue pour mon robot, mais un grand pour l’humanité... Quarante ans après la conquête de la lune, la sixième édition de Fribot, samedi à l’Université deFribourg, avait pour thème celle de l’espace. Quinze équipes de trois ou quatre personnes, écoliers, étudiants, rofessionnels et passionnés, ont participé dans une ambiance de ruche, toute la journée, à la compétition qui a attiré plus de six cents personnes dans et autour de l’aula Joseph Deiss.
Techniquement, le challenge Fribot, c’est toute une histoire : les robots en Lego sont assemblés et programmés par les quinze équipes participantes pour parcourir un trajet leur permettant d’éviter des astéroïdes, d’allumer l’étoile de leur équipe avec un interrupteur, de planter un drapeau et d’escalader une rampe sans interférence humaine.
Le vainqueur de l’épreuve est Steam Bot, une équipe de Français qui s’étaient rencontrés au Fribot précédent. Seconds, les polytechniciens de Metashift (ZH et SG). Troisièmes, les étudiants fribourgeois de SpringBot.
L’équipe benjamine Electro-Elements, formée de trois adolescents de Grolley qui s’étaient qualifiés lors des éliminatoires («La Liberté» de vendredi), s’est retrouvée en queue de classement. Ce qui n’a pas empêché ses deux filles, Nadine et Martine, de se partager un prix de la meilleure participation féminine.
Peut-être le dernier
Jusqu’ici, les épreuves étaient rigoureusement individualistes. Pour la première fois samedi, l’on a vu une équipe intervenir chez l’équipe adverse... en éteignant l’étoile de celle-ci pour se donner le temps de la victoire. A quoi son adversaire suivant a répliqué... en sautant la phase «interrupteur» de son parcours. Du coup, les trop malins qui avaient programmé leur robot en vue de renouveler leur coup fourré, l’ont allumée et ont assuré la victoire de leur adversaire, hilare. A malin, malin et demi...
A l’heure du bilan, la responsable presse de Fribot, Karin Altorfer, affichait un sourire radieux : niveau des équipes, soutien du public, affluence, tout a dépassé les attentes des organisateurs. Cette édition triomphale pourrait malheureusement être la dernière : pratiquement tout le comité arrive en fin de cursus universitaire. Et la relève ne se presse pas au portillon, indique Karin Altorfer. Pour que Fribot 2010 puisse voir le jour, le plus dur reste à faire : programmer une nouvelle équipe d’organisation. Et ça, c’est plus compliqué qu’un robot en Lego.
ANTOINE RÜF
PDF extrait de : "La Liberté" 04.05.2009 (page 13)